Les inconnus d’une vie

Je voyais comme une enfant, une petite fille de quatre ans, avec son nouveau jouet, qui s’amuse dans l’innocence du temps et profite du présent. A faire des bulles dans la forêt et danser avec les fées. Je te voyais comme un môme de cinq ans, qui veut jouer au lego avec sa nouvelle camarade de classe dans la cours d’école. Se diviser une craie en deux pour passer tous les deux au tableau. S’acheter une sucette à la fraise et se la partager, en se disant que c’était peut être la dernière fois qu’on en mangeait une. Tu vois, je pensais ça. Avec toi, je pensais à tout ça. Je pensais qu’on pouvait le faire ! Je voyais que la confiance, je ne voyais pas la méfiance. Je voyais que l’apparence, je ne voyais pas la souffrance. Je voyais que l’amour et l’amitié, je voyais que la joie et le partage. Je voyais tout ça. Quand l’âge n’existe plus, quand les préjugés s’en vont, quand l’écoute s’installe, nos espoirs à la dérive, des confidences et des rires, de l’ivresse et des soupirs.

Cette complicité silencieuse que je n’ai jamais eu mais qui s’est créée toute seule. Cette complicité des cœurs qui née à travers le silence et la distance. Cette complicité des âmes qui grandit comme par magie. Cette magie de la vie, non palpable, qui est pourtant là. Cette expérience d’amour inconditionnel qui ne s’éveille qu’à travers les yeux de l’âme et la patience. L’attente qui se transforme en temps précieux, temps d’apprentissage et de solitude. Un temps de partage avec soi-même, se mêlant à l’autre. Alors il sait, il sait que tu es toujours là. A l’heure où les maux n’existent plus, alors les mots s’envolent pour courir jusqu’à toi et te chuchoter l’amour auquel tu as droit. Il s’en va te dire « je t’aime » au cœur de ce poème et ne reviendra jamais. Ton silence chante… Il me berce dans cette mélodie infinie, là où les cœurs s’enlacent dans cette pure éternité, là où les fleurs s’épanouissent.

La joie est là, elle nous sourit. Sans toi, elle s’en va et revient. Avec toi, elle est constante. Juste un regard, là par hasard, là dans le noir, puis elle repart. Comme cet infini lendemain, comme ce présent d’aujourd’hui. La chaleur des cœurs nous construit. Le train de la vie file à toute vitesse, les wagons se succèdent et s’entremêlent pour nous dire qu’il est temps. Il est temps de s’enlacer et de s’aimer, il est temps de s’embrasser et de sourire, il est temps de s’ouvrir à l’avenir et de construire. Construire ce château ou cette cabane, en terre cuite ou en or. Construire cet amour, un  véritable trésor, puis le transformer en or. Et alors s’étaler dans ses paillettes pour rayonner l’amour divin, l’amour vivant. Vivant de soleils couchants et visant des amants qui s’embrassent.

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