Des Âmes sur Terre « 6 »

Nous avons sautés un chapitre…

Tout lâche en dedans alors que le chaos gronde à l’extérieur. Au milieu de la mort et de la tristesse, se tisse une forme de paix et de sérénité, comme un air de renaissance sur du John Lenon, qui se déploie au milieu des brins d’herbe et jeunes pousses de l’année.

Je regarde, contemple et entend la vie, admire la beauté de la création, du soleil, des énergies douces et éveillantes de Printemps… Je lâche tout contrôle, je n’ai plus le choix, que de me laisser aller, je ne sais où… C’est comme si plus rien n’avait vraiment d’importance.

Je me sens envahie par une profonde tristesse inconsolable, une mélancolie abyssale, provenant des tréfonds de la Terre et des coeurs de l’Humanité, et en même temps je me sens Libre, libérée… de Tout passé, de tout ce qui a été, de ce qui est, de tout ce que j’ai été et de tout ce que je suis ou ne suis pas, de tout ce qui sera…

C’est le détachement Sacré ? l’Acceptation Suprême de l’Eternel recommencement… Ne plus chercher. Simplement être et ressentir. Si rien ne vient, si l’élan n’est pas là, alors ne pas forcer et ne rien faire… Si le faire arrive et bien faire ! Se laisser complètement aller dans l’instant qui passe, à tout ce qui nous traverse, ce qui nous entoure, à nos ressentis, à ce que nous voyons et entendons.

C’est l’Eveil, l’état d’éveil vécu pleinement, sans jugements et résistances. Nous laissons tout passer, sortir, sous différentes formes, toutes les émotions, toutes les couleurs, tous les états, toutes les pensées… Tout s’exprime, s’expanse, explose même parfois, puis tout se pose, se calme, le jour avec le soleil et les oiseaux, la nuit avec la lune et la chouette qui chante…

Alors que la tornade est passée et qu’elle reviendra sans doute… C’est l’éclaircie après l’orage, le beau temps après la pluie, les bourgeons après l’hiver, le froid et la neige, la douceur après la colère, la calme après la tempête. C’est le lâcher prise après la maîtrise, l’acceptation après le contrôle.

C’est le résultat positif d’un examen, la réception de notre bonne note à un test compliqué, où il nous a fallu apprendre difficilement une rude leçon, où l’on a fournit une quantité d’efforts qui nous ont épuisé, où la mise en pratique a été une véritable épreuve et parfois continuelle, en apnée des semaines durant…

Nous nous sommes dépassés et surpassés pour arriver au sommet de la montagne. Une montagne aride, rocailleuse, capricieuse, dangereuse, où des arbres entiers se sont abattus sur nous, au bord des falaises à pic, où le sol était glissant, où notre vie pouvait s’arrêter d’une seconde à l’autre, au moindre faux pas, chargés comme des mulets. Il nous a fallu grimper et ascensionner coute que coûte.

Parfois la montagne réapparait, avec les mêmes obstacles et les mêmes difficultés, parfois plus dur, parfois moins dur… Nous ne savons pas pourquoi, pourtant nous avions atteint le sommet… Quand elle se représente, nous n’avons pas le choix que de l’affronter encore une fois et de ne faire qu’un avec elle, l’aimer fort avec tout notre coeur, pour l’ascensionner, main dans la main avec elle, nos pieds ne faisant qu’un avec sa terre, nos poumons avec son vent déchaîné et notre corps avec ses roches, avec ou sans neige.

Alors que nous nous croyons seuls, à chaque ascension, l’Eternel est avec nous, en tout temps, et nous pousse de sa main puissante. C’est une réussite en son nom, au nom du créateur, de sa divine Mère et de leur œuvre, afin de servir le Fils, pour l’amour et la lumière.

Le pèlerin garde toujours cette conscience et cette foi inébranlable, c’est pour cela qu’il réussit. Et même si parfois il perd, il apprend toujours et remercie l’expérience, afin de rendre hommage au Grand Créateur et à sa Mère, toujours en l’honneur du Fils.

Ensuite, il repart arpenter le sentier pour prendre soin de la fille, se souvenir de l’héritage Céleste et Humain qu’on lui a donné, pour servir l’Amour. Mais il ne part jamais avant la fin, il finit toujours sa mission, même s’il lui faut faire des pauses en pleine ascension ou des détours divins, plus ou moins longs. Il revient et finit toujours sa Mission, au nom de la Foi qui soulève les montagnes.

Parfois il saute un chapitre et revient finir celui d’avant sinon il ne peut écrire la suite… Le pèlerin de lumière est persévérant, malgré ses folies et ses écarts, il revient toujours dans l’axe pour accomplir l’œuvre confiée, au nom du Créateur, toujours… l’Eternel est sa force et son carburant, pour accomplir l’impossible parfois, car Dieu est avec lui.

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